DMB
09 Jan 2010, 09:54 AM
For anyone who doesn't know, the Pantheon is where France's national heroes are enterred. Now President Sarkozy is proposing that the remains of Albert Camus be moved there.
However, this has raised the ire of the French freethinkers (La Libre Pensée), who protest that Camus, being against totalitarianism, capitalism and institutional honours, would have hated the idea.
I am not so sure. Perhaps Camus would have thought it a great joke.
Nicolas Sarkozy a proposé de transférer les restes du grand écrivain Albert Camus au Panthéon. Il semble que le Président de la République (ou ses conseillers) n’ait fait que survoler, très superficiellement comme à l’accoutumée l’œuvre de celui dont il parle. Sinon, il n’aurait pu avoir une idée aussi saugrenue.
Albert Camus a combattu toute sa vie toutes les formes de totalitarismes comme de capitalismes, et ne se prêtait guère aux « honneurs » institutionnels. Cela serait un comble que ses restes côtoient alors ceux des « grands de ce monde » pour lesquels, il n’avait aucune considération, notamment les militaires et les dignitaires de l’Église et de l’État qui sont en majorité au Panthéon.
Faut-il rappeler la pensée de l’écrivain : « Je demande une vraie démocratie populaire et ouvrière", « la "destruction impitoyable des trusts", le "bonheur des plus humbles d'entre nous". « Il n’y a ni justice, ni liberté possibles lorsque l’argent est toujours roi. »
Pour nos deux associations, Albert Camus est déjà dans le véritable Panthéon, celui de la conscience humaine. Et nous entendons bien qu’il y reste.
However, this has raised the ire of the French freethinkers (La Libre Pensée), who protest that Camus, being against totalitarianism, capitalism and institutional honours, would have hated the idea.
I am not so sure. Perhaps Camus would have thought it a great joke.
Nicolas Sarkozy a proposé de transférer les restes du grand écrivain Albert Camus au Panthéon. Il semble que le Président de la République (ou ses conseillers) n’ait fait que survoler, très superficiellement comme à l’accoutumée l’œuvre de celui dont il parle. Sinon, il n’aurait pu avoir une idée aussi saugrenue.
Albert Camus a combattu toute sa vie toutes les formes de totalitarismes comme de capitalismes, et ne se prêtait guère aux « honneurs » institutionnels. Cela serait un comble que ses restes côtoient alors ceux des « grands de ce monde » pour lesquels, il n’avait aucune considération, notamment les militaires et les dignitaires de l’Église et de l’État qui sont en majorité au Panthéon.
Faut-il rappeler la pensée de l’écrivain : « Je demande une vraie démocratie populaire et ouvrière", « la "destruction impitoyable des trusts", le "bonheur des plus humbles d'entre nous". « Il n’y a ni justice, ni liberté possibles lorsque l’argent est toujours roi. »
Pour nos deux associations, Albert Camus est déjà dans le véritable Panthéon, celui de la conscience humaine. Et nous entendons bien qu’il y reste.